Méthode

Comment retrouver l’histoire d’un lieu abandonné ?

Publié par Urbex Legends le

L’histoire d’un lieu abandonné se reconstitue dans des sources publiques, dans cet ordre : identifier la parcelle au cadastre, chercher une notice sur la plateforme ouverte du patrimoine, interroger Wikidata et OpenStreetMap, remonter les propriétaires dans le cadastre ancien aux archives départementales, puis dater les événements dans la presse numérisée et les registres d’entreprises.

Ce que ce guide couvre. Une recherche en archives, pas un accès. Rien de ce qui suit ne dit où un lieu se trouve ni comment y entrer : ces sources servent à savoir ce qu’un bâtiment a été, qui l’a construit et quand il s’est arrêté. Les bases citées sont françaises, parce que c’est là que les références sont vérifiables ; la méthode se transpose partout où existent un service d’archives et un cadastre.

Par où commence-t-on quand on n’a qu’un bâtiment ?

Par son identité administrative, jamais par son nom d’usage. Un lieu que la communauté appelle « le sanatorium » n’existe dans aucune base sous ce nom ; il existe sous une parcelle, une commune et parfois une référence de notice.

L’enchaînement tient en six étapes, chacune donnant l’entrée de la suivante :

  1. Localiser la parcelle sur le plan cadastral : commune, section, numéro.
  2. Chercher une notice patrimoniale sur POP, la plateforme ouverte du patrimoine, à partir de la commune et de la nature du bâtiment.
  3. Interroger Wikidata et OpenStreetMap, qui reprennent souvent la référence patrimoniale et y ajoutent une date de construction et un nom d’architecte.
  4. Remonter les propriétaires dans le cadastre ancien conservé aux archives départementales.
  5. Dater les événements dans la presse numérisée : ouverture, incendie, fermeture, vente.
  6. Suivre l’entreprise, si le lieu en était une, dans les registres publics d’entreprises.

Chaque étape produit un fait daté et une référence. Un fait sans référence ne passe pas à l’étape suivante.

Comment identifier officiellement un lieu ?

Deux identifiants suffisent à rendre un bâtiment cherchable : sa parcelle et, s’il est protégé ou inventorié, sa référence de notice.

La parcelle se relève sur le plan cadastral, consultable librement. Elle se note sous la forme commune, section, numéro, et c’est elle qui ouvre le cadastre ancien comme les demandes de renseignements immobiliers. Le guide sur la recherche de lieux détaille cette démarche et ses limites, y compris le plafond de demandes au service des impôts fonciers.

La notice, elle, se cherche sur POP, où le ministère de la Culture publie les bases Mérimée, Palissy et Mémoire. Une recherche par commune, croisée avec le type de bâtiment, ramène en quelques minutes ce que l’État sait d’un édifice.

Que dit une notice du patrimoine, et que ne dit-elle pas ?

Le préfixe de la référence dit tout de ce qu’on tient. C’est la distinction que les moteurs de recherche confondent le plus souvent.

Préfixe Base Ce que la notice établit
PA Mérimée, protection Le bâtiment est protégé au titre des monuments historiques, classé ou inscrit, par un arrêté dont la notice donne la date
IA Mérimée, inventaire général Le bâtiment a été étudié et décrit par un service régional d’inventaire. Aucune protection n’en découle
PM Palissy, protection Un objet mobilier est protégé (retable, machine, cloche)
IM Palissy, inventaire général Un objet mobilier a été inventorié, sans protection

Une notice de protection donne la commune, la datation, les auteurs, le statut juridique de la propriété et le périmètre exact de l’arrêté. C’est un document administratif : il décrit un état du droit, pas un état du bâtiment. Une notice de 1978 ne dit rien de la toiture aujourd’hui.

Elle ne dit rien non plus de l’usage actuel, sauf quand l’appellation a été mise à jour, et elle ne donne jamais d’indication d’accès.

Wikidata et OpenStreetMap : qu’en tire-t-on ?

Trois propriétés Wikidata portent l’essentiel de ce qu’on cherche, et elles sont structurées, donc interrogeables en masse.

Propriété Libellé Ce qu’elle porte
P571 créé en (inception) La date d’existence du bâtiment. À ne pas confondre avec P1619, la date d’ouverture officielle
P84 architecte La personne ou l’agence qui a conçu le bâtiment
P1435 statut patrimonial Le classement ou l’inscription. La date de protection est portée par le qualificatif P580
P380 identifiant Mérimée Le renvoi vers la notice POP, donc vers la source officielle

La valeur de Wikidata tient à ce dernier point : chaque affirmation renvoie à sa source. Une date sans référence y vaut ce que vaut une date sans référence ailleurs.

OpenStreetMap apporte autre chose : l’état déclaré par des contributeurs sur le terrain. Le wiki du projet distingue abandoned:building, pour un bâtiment abandonné et hors d’usage par une atteinte grave à la toiture ou aux murs mais encore visible dans le paysage, de ruins:building, pour un bâtiment réduit à l’état de ruine, et de disused=yes, pour un bâtiment hors d’usage mais remettable en service avec des réparations légères. La clé ref:mhs y porte l’identifiant Mérimée, aux côtés de heritage et heritage:operator=mhs.

Ces attributs sont déclaratifs et parfois anciens. Ils orientent une recherche ; ils ne la concluent pas.

Comment remonter les propriétaires successifs ?

Par le cadastre napoléonien, établi au début du XIXe siècle et achevé vers 1850, conservé dans la sous-série 3P des archives départementales. Il se lit en trois documents, dans un ordre imposé.

  1. Le plan. Un tableau d’assemblage situe les sections ; les feuilles parcellaires donnent le numéro de chaque parcelle. On y relève la lettre de section et le numéro.
  2. L’état de sections. C’est la légende du plan : il donne pour chaque parcelle sa contenance et son numéro de compte, et renvoie au propriétaire du moment. Il ne tient pas compte des ventes et des successions postérieures.
  3. La matrice cadastrale. Classée par propriétaire, elle liste le détail des propriétés bâties et non bâties de chacun. De renvoi en renvoi, d’une matrice à la suivante, elle donne les propriétaires successifs d’une parcelle.

Une contrainte pratique conditionne le calendrier : dans la plupart des départements, les plans et les états de sections sont numérisés et consultables en ligne, les matrices ne le sont pas. Elles se consultent en salle de lecture.

Pour le propriétaire d’aujourd’hui, la démarche est différente et encadrée : elle passe par le service des impôts fonciers, et le guide sur la recherche de lieux en décrit le formulaire et les plafonds.

Que trouve-t-on aux archives départementales ?

Un cadre de classement commun à tous les départements, articulé sur trois césures : avant 1790, de 1800 au 10 juillet 1940, et depuis le 10 juillet 1940. Sept séries portent presque tout ce qui concerne un bâtiment.

Série Contenu Ce qu’on y cherche pour un lieu abandonné
M Administration générale et économie, cabinet du préfet, mouvements de population, recensements Le contexte administratif et démographique du site
O Communes : administration et comptabilité, voirie vicinale, dons et legs Les décisions municipales sur un bâtiment communal
3P Cadastre Plans, états de sections, matrices
S Travaux publics et transports, Ponts et Chaussées, cours d’eau et usines, mines et carrières Les usines liées à un cours d’eau, les mines, les carrières, les voies
T Enseignement, affaires culturelles, sports, imprimerie Les établissements d’enseignement et les équipements culturels
Fi Documents figurés : cartes, plans, estampes, photographies, cartes postales, affiches L’image du lieu avant sa fermeture
W Archives des administrations de l’État et du Département depuis 1940 Les dossiers d’administration postérieurs à 1940

La série J porte les archives privées : collections d’érudits, papiers de famille, parfois le fonds d’un propriétaire.

FranceArchives donne l’entrée unique vers ces inventaires et vers ceux des archives nationales et communales.

Combien de temps un document d’archives reste-t-il fermé ?

Les archives publiques sont en principe communicables, sous les réserves de l’article L213-2. Le service d’archives peut préciser le régime applicable à un dossier : certaines protections comportent des prolongations ou exceptions particulières.

Délai indicatif Point de départ Exemples de catégories visées par L213-2
25 ans Document ou pièce la plus récente du dossier Certains secrets du Gouvernement, des relations extérieures et des affaires
25 ans après le décès, ou 120 ans après la naissance si le décès est inconnu Personne concernée Secret médical
50 ans, avec prolongations possibles Document ou pièce la plus récente du dossier Certaines informations de défense, de sécurité ou de vie privée
75 ans, ou délai de 25 ans après le décès lorsqu’il est plus bref et applicable Selon la catégorie : document, dernière pièce du dossier ou clôture du registre Certaines enquêtes judiciaires, affaires de justice, minutes et répertoires ; registres de naissance et de mariage
100 ans, ou délai de 25 ans après le décès lorsqu’il est plus bref et applicable Selon les conditions du 5° Catégories précisées au 5°, notamment dossiers concernés relatifs aux mineurs et protection de personnes impliquées dans le renseignement

Ce tableau est un repère, pas une règle exhaustive. L’article intégral fait foi. L213-3 prévoit une consultation anticipée sur autorisation, après mise en balance de l’intérêt de la demande et des intérêts protégés ; demande au service d’archives la procédure adaptée au dossier.

Comment dater un événement dans la presse ancienne ?

Une fermeture, un incendie, une inauguration, une vente aux enchères laissent une trace écrite datée. C’est ce qui transforme une supposition en fait.

  • Gallica met en ligne les collections numérisées de la BnF et de ses partenaires. La BnF annonçait en mars 2023 le cap de dix millions de documents, avec 260 partenaires : livres, journaux et revues, manuscrits, cartes et plans, estampes, photographies.
  • Presse locale ancienne, autre portail de la BnF, recense les titres de presse locale et régionale, de l’Ancien Régime à l’Occupation, en distinguant ceux qui sont numérisés dans Gallica de ceux qui le sont ailleurs. C’est l’outil qui dit où chercher un journal de département.
  • RetroNews, service de la BnF, annonce plus de 2 000 titres de 1631 à 1954. Une partie est en accès libre, le reste sur abonnement.
  • Les archives départementales et les bibliothèques municipales numérisent leur propre presse locale, souvent celle qui manque à Gallica. Le portail Presse locale ancienne les référence.
  • L’INA conserve l’audiovisuel : un reportage régional daté vaut la même chose qu’un article de journal daté.

Une recherche efficace part d’une fenêtre de dates, pas d’un mot-clé seul. Le nom d’une entreprise et une année donnent des résultats ; le nom d’un bâtiment rarement.

Le lieu était une usine : où sont les archives d’entreprise ?

Une entreprise laisse deux traces distinctes : ses archives, qui racontent, et ses inscriptions légales, qui datent.

Les archives. Les Archives nationales du monde du travail, service à compétence nationale du ministère de la Culture, collectent les archives privées des acteurs de la vie économique : entreprises, syndicats, comités d’entreprise, organismes professionnels, associations. Elles sont installées depuis 1993 à Roubaix, dans l’ancienne filature Motte-Bossut. Un fonds d’entreprise y contient des plans, des photographies d’atelier, des dossiers de personnel et parfois la correspondance de la fermeture.

Les inscriptions. Deux registres publics datent la vie légale d’une société.

Registre Producteur Ce qu’on y date
Registre national des entreprises INPI Créations, modifications et cessations. Comptes annuels non confidentiels déposés depuis le 1er janvier 2017, actes et statuts depuis 1993. Le registre sous cette forme existe depuis le 1er janvier 2023
BODACC DILA Bulletin A : ventes et cessions, immatriculations, créations, procédures collectives. Bulletin B : modifications générales et radiations. Bulletin C : dépôts des comptes annuels. Publication cinq fois par semaine, jeu de données en Licence Ouverte

Une liquidation judiciaire publiée au BODACC donne une date opposable. C’est souvent la date la plus solide qu’on obtiendra sur la fin d’un site industriel.

Un exemple complet : la villa Cavrois

L’exemple porte sur un bâtiment aujourd’hui restauré et ouvert au public, pour une raison simple : la méthode se démontre sans désigner un lieu fragile.

La villa Cavrois, à Croix dans le Nord, a été abandonnée quinze ans avant d’être sauvée. Voici ce que chaque source établit, et rien de plus.

Source Ce qu’elle établit
Wikidata, Q518747 P571 1932 ; P84 Robert Mallet-Stevens ; P1435 monument historique classé, avec deux dates en qualificatif P580, le 12 décembre 1990 et le 2 août 2013 ; P380 PA00107443
POP, notice Mérimée PA00107443 Commune de Croix, Nord. Auteurs : Robert Mallet-Stevens, puis Pierre Barbe pour les remaniements de 1947. Datation 1931-1932. Classé par deux arrêtés, 12 décembre 1990 et 2 août 2013. Propriété de l’État
Centre des monuments nationaux Commanditaire : Paul Cavrois, industriel du textile. Projet conçu en 1929, villa inaugurée trois ans plus tard. Vendue à un promoteur après le décès de Mme Cavrois en 1986, puis livrée au vandalisme. Acquise par l’État en 2001. Restauration du parc de janvier 2012 à avril 2013, de l’intérieur de juillet 2012 à mai 2015
INA, archive du 4 juin 2015 À l’acquisition par l’État, « l’intérieur était déjà ravagé, des arbres poussaient dans certains espaces ». 23 millions d’euros de travaux. Réouverture au public le 13 juin 2015

Quatre sources, quatre types : une base structurée, une notice administrative, un site d’institution, une archive audiovisuelle datée. Aucune ne dit tout ; ensemble elles donnent une chronologie où chaque date porte sa référence.

L’ordre de consultation compte. Wikidata a donné la référence Mérimée en une requête ; la notice Mérimée a donné le nom du second architecte, absent de Wikidata ; le site de l’institution a donné le commanditaire et son métier, ce qui ouvre la piste des archives d’entreprise ; l’archive audiovisuelle a donné l’état matériel, que les trois autres ne décrivent pas.

Quand deux sources publiques se contredisent

Le cas se produit plus souvent qu’on ne le croit, et la bonne réaction n’est pas de trancher.

L’usine Motte-Bossut, à Roubaix, abrite aujourd’hui les Archives nationales du monde du travail. Trois sources publiques la documentent, et deux d’entre elles ne donnent pas la même fin.

Source Ce qu’elle dit de la fin d’activité
POP, notice d’inventaire général IA59001508 « Victime de la récession dans le secteur textile, l’usine cesse ses activités en 1987 »
Archives nationales du monde du travail, page d’histoire du bâtiment L’usine « est définitivement fermée depuis avril 1981 »

Les deux sont publiées sous l’autorité du ministère de la Culture. Les deux sont datées et signées. Rien dans ce qui est accessible en ligne ne permet de départager, et il existe plusieurs explications possibles qu’aucune source ouverte ne confirme.

La méthode dit quoi faire : citer les deux, avec leur référence, et le signaler. Une fiche qui écrit « fermée en 1981 » sans mentionner la seconde date affirme plus que ce qu’elle sait.

Sur le reste, les mêmes sources concordent et se complètent utilement : construction à partir de 1843 au bord d’un bras mort du canal de Roubaix, incendie en 1866, campagnes successives jusqu’en 1922 selon la notice d’inventaire, inscription des parties anciennes au titre des monuments historiques par arrêté du 30 mars 1978, choix de Roubaix en 1984 pour le premier centre des archives du monde du travail, réhabilitation de mars 1989 à 1993 par l’architecte Alain Sarfati.

Un bâtiment inscrit alors qu’il fonctionnait encore, fermé, puis converti en service d’archives : c’est aussi une réponse à la question de savoir à quoi sert de documenter.

Comment écrire une description sourcée pour une fiche ?

Une description utile tient en quelques lignes et respecte cinq règles. Elle vaut par ce qu’elle prouve, pas par sa longueur.

  1. Un fait, une date, une source. « Fermée en avril 1981 selon les Archives nationales du monde du travail » vaut mieux que « fermée au début des années 1980 ».
  2. Nommer le producteur de la source, pas seulement le site. Une notice Mérimée est un acte du ministère de la Culture ; une contribution OpenStreetMap est une déclaration.
  3. Marquer l’incertitude au lieu de la lisser. Deux dates contradictoires s’écrivent toutes les deux.
  4. Distinguer l’état de droit de l’état matériel. Un classement de 1990 ne dit rien de la toiture en 2026.
  5. Dater sa propre consultation. Une base change ; une fiche qui dit quand elle a été vérifiée reste lisible.

Et ce qui n’y entre jamais : une coordonnée, une adresse, un itinéraire, une description d’accès, une photo dont les métadonnées EXIF n’ont pas été purgées. Le guide sur la recherche de lieux et la page Éthique disent pourquoi.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Recopier un forum. Une affirmation reprise de fil en fil ne devient pas une source en vieillissant. Beaucoup de « faits » attachés aux lieux abandonnés n’ont jamais eu d’autre origine qu’un commentaire.
  • Prendre une notice pour un état des lieux. Une notice décrit un dossier administratif à une date donnée, pas un bâtiment aujourd’hui.
  • Confondre IA et PA. Une notice d’inventaire général décrit ; elle ne protège pas. L’écart est une erreur de fait courante, y compris dans la presse.
  • Traiter Wikidata comme une source primaire. C’est un index de sources. La valeur d’une affirmation y est celle de la référence qui l’accompagne.
  • Publier la localisation en croyant publier l’histoire. Une chronologie sourcée n’a besoin ni d’une adresse ni d’une coordonnée pour être complète.

Questions fréquentes

Faut-il payer pour consulter les archives départementales ?
Non. La consultation en salle de lecture est gratuite, et une part croissante des fonds est numérisée et consultable en ligne. Le cadastre napoléonien en est l’exemple le plus répandu : les plans et les états de sections sont numérisés, tandis que les matrices cadastrales se consultent sur place.
Comment savoir si un bâtiment est protégé au titre des monuments historiques ?
En cherchant son nom ou sa commune sur POP, la plateforme ouverte du patrimoine du ministère de la Culture. Une notice dont la référence commence par PA porte une protection, classement ou inscription, avec la date de l’arrêté. Une référence commençant par IA est une notice d’inventaire général, qui décrit sans protéger.
Combien de temps un document d’archives reste-t-il incommunicable ?
Les délais varient selon la catégorie et le point de départ défini par L213-2 : souvent le document ou la pièce la plus récente du dossier, parfois une date liée à la personne ou à la clôture d’un registre. Demande au service le régime applicable ; L213-3 prévoit des autorisations de consultation anticipée.
Où trouver la date de fermeture d’une usine ?
Dans trois sources qui se recoupent : la notice d’inventaire général sur POP quand elle existe, la presse locale numérisée à la date supposée, et le BODACC, qui publie les radiations et les procédures collectives. Quand deux sources donnent deux dates, la méthode consiste à citer les deux, pas à choisir.
Peut-on publier l’histoire d’un lieu sans révéler où il se trouve ?
Une histoire peut être rédigée sans publier de coordonnées ou d’indication d’accès. Mais une combinaison de noms, dates, photos et sources peut permettre un recoupement : relis le contenu dans son ensemble et retire les informations sensibles.

Sources

Les dates indiquent les consultations consignées lors de la rédaction. Les sources et les textes peuvent évoluer ; consultez leur version actuelle, notamment pour une question juridique.

  1. Code du patrimoine, art. L213-2 — délais de communicabilité des archives publiques (Légifrance) — consulté le
  2. Code du patrimoine, L213-1 à L213-3 — communication et accès anticipé aux archives — consulté le
  3. Archives nationales — Accès aux archives : quel cadre légal ? — consulté le
  4. Archives départementales de Seine-et-Marne — cadre de classement des archives départementales (séries M, O, 3P, S, T, Fi, J, W) — consulté le
  5. Archives départementales des Côtes-d’Armor — Cadastre napoléonien : plans, états de sections et matrices — consulté le
  6. FranceArchives — portail national des archives — consulté le
  7. Archives nationales du monde du travail — En bref (missions et collectes) — consulté le
  8. Archives nationales du monde du travail — Histoire de l’usine Motte-Bossut — consulté le
  9. Ministère de la Culture — POP, plateforme ouverte du patrimoine (bases Mérimée, Palissy, Mémoire) — consulté le
  10. Ministère de la Culture — la base Mérimée, patrimoine monumental français — consulté le
  11. cadastre.gouv.fr — consultation du plan cadastral — consulté le
  12. IGN — Remonter le temps, cartes et photographies aériennes historiques — consulté le
  13. Wikidata — base de connaissances libre (CC0) — consulté le
  14. Wikidata — propriété P571, « créé en » (inception) — consulté le
  15. Wikidata — propriété P84, « architecte » — consulté le
  16. Wikidata — propriété P1435, « statut patrimonial » (qualificatif de date P580) — consulté le
  17. OpenStreetMap — base de données géographique ouverte (ODbL) — consulté le
  18. OpenStreetMap Wiki — clé ref:mhs (identifiant Mérimée) — consulté le
  19. OpenStreetMap Wiki — clé abandoned:building (et renvois vers ruins:building et disused) — consulté le
  20. Gallica — bibliothèque numérique de la BnF (presse et cartes anciennes) — consulté le
  21. BnF — 10 millions de documents numérisés dans Gallica (annonce du 30 mars 2023) — consulté le
  22. BnF — Presse locale ancienne, répertoire des titres numérisés dans Gallica et ailleurs — consulté le
  23. RetroNews — service de presse en ligne de la BnF (plus de 2 000 titres, 1631-1954) — consulté le
  24. INA, Fresques « Mémoires de Lille » — La renaissance de la villa Cavrois (archive du 4 juin 2015) — consulté le
  25. data.gouv.fr — Registre national des entreprises (INPI) — consulté le
  26. data.gouv.fr — BODACC (DILA), bulletins A, B et C, Licence Ouverte — consulté le
  27. Wikidata — villa Cavrois (Q518747) — consulté le
  28. POP / Mérimée — notice PA00107443, villa Cavrois à Croix (Nord) — consulté le
  29. Centre des monuments nationaux — Histoire de la villa Cavrois — consulté le
  30. POP / Mérimée — notice PA00107791, usine Motte-Bossut, actuellement centre des archives du monde du travail — consulté le
  31. POP / Mérimée — notice IA59001508, inventaire général : filature Motte-Bossut et Cie, Roubaix — consulté le

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